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mercredi 26 septembre 2012

Actualités sur Mangeot facteurs de pianos à Nancy et sur Miraucourt à Verdun.


En décidant d'écrire un dictionnaire des facteurs de l'est de la France, et en précisant qu'il serait évolutif....Je ne pensais pas que cette évolution serait aussi importante. La somme des documents disponibles permettrait d'écrire une monographie sur chaque facteur.
Concernant par exemple nos facteurs de pianos nancéiens, les frères MANGEOT  nous avons découvert de nouveaux documents, comme cette magnifique carte de l'exposition universelle de Paris de 1878 d'Alfred MANGEOT (1831-1889).

Carte d'Alfred Mangeot pour l'exposition de 1878.
(Forum de place de l'Ours)
On se souvient que cette année 1878 avait été pour la famille Mangeot une année faste. Ils avaient remporté une médaille d'or à l'exposition de Paris, pour leur piano à double claviers.
(voir article : http://facteursetmarchandsdemusique.blogspot.fr/2011/09/le-piano-double-clavier-des-freres.html
Lucien Comettant (1852-1825)
L’année 1878 se termina en apothéose le 7 décembre, par le mariage de Jeanne Amélie Mangeot, fille aînée d’Alfred Mangeot avec Louis Comettant (25 ans) né à New York en 1853, représentant de la société Mangeot Frères, fils du célébre homme de lettres Oscar Comettant. La cathédrale de Nancy pleine à craquer, acceuillait de prestigieux artistes, dont Charles Gounod, qui fit interpréter son célèbre Avé Maria et son beau cantique : «  Le ciel a visité la terre ».
Jeanne Amélie Mangeot (1859-1942)
Toutes ces informations proviennent d'un très beau site canadien réalisé par un descendant de la famille Comettant et qui publie la vie d'Oscar Comettant écrit par son fils Lucien. C'est passionnant et très documenté, on y apprend la rencontre de Lucien avec son épouse à Nancy, leur mariage et leur vie au Canada : http://www.comettant.com/photographies/lucien-comettant-et-famille/

Oscar Comettant (1819-1898)
Charles Gounod (1818-1893) était témoin à ce mariage.
Charles Gounod (1818-1893)
Si vous voulez revoir notre article sur l'histoire de la Maison Mangeot à Nancy, cliquer sur ce lien :
http://facteursetmarchandsdemusique.blogspot.fr/2010/01/mangeot-nancy-facteurs-de-pianos-1830.html
Jean Marc STUSSI, spécialiste des facteurs de pianos de Nancy, nous signale cette photo du deuxième frère : Edouard MANGEOT. (BNF)
Si vous voulez en savoir plus sur tous les facteurs de pianos de Nancy, nous vous conseillons l'article de Jean Marc Stussi :
Article sur les facteurs de pianos de Nancy.
Autre nouveauté, la découverte d'un instrument signé de Joseph MIRAUCOURT ( 1694-1757) à Verdun (Information de notre ami Richard Charbit).
Jusqu'à présent on ne connaissait aucun instrument de ce luthier, et dans certains ouvrages on doutait de sa profession.
Voici donc cette jolie vielle à colonnettes......Elle est bien signée de " Joseph Miraucourt à Verdun 1744", et peut donc être attribuée, au père... car le fils, Joseph Miraucourt junior, qui sera lui aussi luthier, est né en 1729 et avait 15 ans à la date de fabrication de cette vielle.
Marque de Joseph Miraucourt à Verdun.


Pour en savoir plus sur Joseph Miraucourt : http://facteursetmarchandsdemusique.blogspot.fr/2012_05_01_archive.html


A la suite de notre article sur le Csakan, Richard CHARBIT, vous présente chez "Orphée" ce très beau csakan en ivoire.

http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.fr/search/label/Csakan


"Csakan en ivoire du facteur Viennois Melchior Harrach.Outre la signature du facteur gravé sur une plaque d'argent, un médaillon d'argent porte  en Français la mention :" pour Robert Richter 1834 in Wien ".Ce Csakan est typique dans sa fabrication des instruments de cette période. Possédant un pavillon vissé type Hautbois.Le tenon de la tête a été refait, et deux bagues ciselées en argent sont absentes.Tonalité en la b ou en fa, difficile de le déterminer étant donné l'état musical de cette flûte.La clé ciselée elle aussi est caractéristique de cette école. Il n'existe pas à ma connaissance et à la connaissance d'un professionnel  éclairé de csakan en ivoire.Seul un richissime amateur Viennois a pu en faire commande".


Le site de Richard : http://www.orpheemusic.com/

mardi 13 septembre 2011

Le piano à double claviers des frères MANGEOT en vedette dans " La boite à musique " de Jean François ZYGEL.

Les frères MANGEOT célèbres facteurs de pianos de Nancy, ont eu les honneurs de l'émission de télévision, " La boite à musique " de Jean François ZYGEL, qui a fait une démonstration très intéressante du piano à double claviers renversés, qui avait obtenu la médaille d'or à l'exposition universelle de Paris en 1878.
Si vous savez comment se procurer cet extrait, merci de me l'expliquer. Pour en savoir plus sur ces facteurs, reportez vous à notre article communiqué dans ce blog :
http://facteursetmarchandsdemusique.blogspot.com/2010/01/mangeot-nancy-facteurs-de-pianos-1830.html

Nous avons trouvé sur youtube, cette démonstration d'un grand piano Mangeot-Steinway:
http://www.youtube.com/watch?v=BUq3KzSa3ZQ




lundi 16 mai 2011

Louis Georges WARNECK (1784-1848) de Nancy inventeur de la guitare-basson.

Dans notre article sur les MANGEOT, facteurs de pianos à Nancy, nous évoquions cette particularité de la capitale lorraine d'avoir eux au XIX° siècle, deux grandes manufactures de pianos : MANGEOT et STAUB. L'une, les MANGEOT d'origine lorraine, l'autre d'origine germanique, STAUB qui attirera à Nancy un grand nombre d'ébénistes, de menuisiers, de facteurs d'instruments, d'origine allemande qui donneront à Nancy ce dynamisme dans la facture de pianos.http://facteursetmarchandsdemusique.blogspot.com/2010_01_01_archive.html
C'est Joseph STEZLE (1767-1836) et Louis Georges WARNECK, qui sont à l'origine de l'implantation de la facture de pianos à Nancy.
Nous vous proposons aujourd'hui d'évoquer : Louis Georges WARNECK (ou WÄRNECKE) est né le 14 juin 1784 à Lüneburg en Hanovre. Il était le fils de Jean Georges Warneck. Il arriva à Nancy en 1808 et dès le 22 mai 1809, il épousa Marguerite MORIS (1787-1814) née à Luxembourg. Ses témoins était Joseph STEZLE, facteur d'orgue et de pianos, et également luthier, organiste à Saint Sébastien depuis 1803, chez qui G.L. WARNECK travaillait et Jean HENRION (26 ans) facteur de Forté piano. (peut être de la famille de H. HENRION de Grosbliederstroff en Moselle, dont on connaît un piano).
Cette union est de courte durée car Marguerite MORIS décéde le 15 mars 1814 à Nancy. Joseph STELZE est de nouveau témoin. G.L. WARNECK épouse le 12 avril 1815 Barbe FLORENTIN de Rosiéres aux Salines. Ils auront six enfants : Nicolas WARNECK né le 13 mars 1815 et qui sera pianiste et professeur de musique, François Eugéne WARNECK né le 15 mars 1818, qui sera aussi professeur et qui travaillera pour la manufacture "STAUB-WARNECK", François Alexandre WARNECK né le 18 janvier 1820, qui sera associé à son père jusqu'à la mort de ce dernier ("WARNECK père et fils, marchand de pianos, 49 place de la Carrière), et qui sera également musicien, Hortence Anne Eugénie WARNECK, née le 19 juillet 1824 et qui épousera le 10 mars 1845 Jean Joseph STAUB (1813-1891), facteur de pianos qui travaillait avec G.L. WARNECK. C'est lui qui développera la manufacture STAUB tout au long du XIX° siècle.

Viennent ensuite, Anne WARNECK (1827-1835) décédée à l'âge de 8 ans et François Gabriel WARNECK né le 25 juin 1830 et qui aura un rôle actif dans la manufacture.

Marque d'une guitare. (Dictionnaire des luthiers : Vannes)Le 24 février 1826, Louis Georges WARNECK obtient un brevet d'invention de 5 ans, pour une guitare-basson.".....pour imiter sur la guitare les effets du basson, même avec plus de naturel que sur aucun autre instrument, on adapte à la guitare ordinaire trois clefs prés du chevalet ; ces clefs pouvant se toucher sans aucune gêne avec le petit doigt qui se trouve placé sur cet endroit de la table, leur jeu en est rendu bien facile dès les premiers exercices.



Description et schéma du brevet de la guitare basson de 1826. (Source INPI)

Pour obtenir l'effet du tambourin sur la guitare-basson, à l'instant où les quatre doigts pincent les cordes, le petit doigt presse en mesure la clef 1 du tambourin, et l'on entend le son avec timbre produit par un mécanisme placé dans l'intérieur de l'instrument. Si l'on veut imiter le piano, on presse avec le même petit doigt la clef 2 qui fait glisser tout prés des cordes les petits boutons 4 garnis de buffle ; alors on entend des sons doux, harmonieux et réglés.
En prenant, avec le même petit doigt, la troisième clef 3, on fait soulever et rapprocher des quatre cordes de basse la petite console mobile 5, et on entend les sons du basson, qui sont parfaitement rendus, sans aucun embarras pour l'exécutant".En 1827 il obtient une médaille d'honneur à l'exposition nationale de Paris et expose 2 violons, un violoncelle et un alto. A l'exposition nationale de Paris de 1834, il expose des basses et des violons.
A partir de 1845, il est associé à son fils, François Alexandre WARNECK (1820-1887), qui a terminé son apprentissage à Besançon et qui c'est marié :" WARNECK père et fils, marchand de pianos, 49 place de la Carrière à Nancy". Ils seront associés, jusqu'au décés de Georges Louis WARNECK qui interviendra le 10 mars 1845.
A partir de cette date la société devient " STAUB-WARNECK" dirigée par Jean Joseph STAUB, associé aux enfants WARNECK, en particulier François Gabriel WARNECK. Mais ceci est une autre histoire.
Source : * Dictionnaire des Luthiers de Vannes. *I.N.PI, rue de Saint Pétersburg à Paris. *Archives Municipales de Nancy. * Archives départementales de Meurthe et Moselle.

Si vous souhaitez plus de détails sur la facture de pianos à Nancy, nous vous conseillons l'article de Jean-Marc STUSSI :

http://www.musimem.com/nancy_facteurs.htm













mardi 26 janvier 2010

MANGEOT à Nancy : facteurs de pianos (1830-1890).


Nous n' avons pas trouvé de facteurs d'instruments de musique à vent à Nancy. A coté de ses luthiers célèbres (Jacquot, Médard, Didelin....), des facteurs d'orgues comme Cuvillier, Blési, ......2 facteurs de pianos ce sont illustrés à Nancy : Joseph STAUB et la famille MANGEOT.
Pierre Hyacinthe MANGEOT est né le 3 décembre 1808 à Nancy. Fils d' André MANGEOT ( né à Sivry dans la Meurthe) marchand épicier à Nancy et de Marie Rose CHEULLET.

Après avoir fait son apprentissage dans les premières manufactures de pianos de Paris , il fonde en 1830 une fabrique de pianos à Nancy. La même année, il épouse le 15 décembre à Nancy Jeanne CAYE (19 ans) née le 17 décembre 1810 à Nancy fille de Joseph CAYE, charpentier et de Marguerite NEUBEL. Leur premier fils, Alfred André MANGEOT est né le 2 septembre 1831 à leur domicile du faubourg Saint Georges. Au départ de la société il fabrique des pianos droits de bonne qualité. Dès 1833, il obtient une médaille d'argent à l'exposition de Nancy, suivie d'une médaille d'or en 1838 toujours à l'exposition de Nancy.
Son second fils Edouard Joseph MANGEOT est né le 24 avril 1835 au nouveau domicile de la rue des Dominicains. A partir de 1840, la clientèle commençant à s'élargir, il débute la fabrication de pianos à queue, ce qui lui permet d'obtenir une nouvelle médaille d'or à l'exposition de Nancy de 1843. Un de ses principaux collaborateurs devait être Jean BRULARD, facteur de pianos né en 1807 à Forbach (57), puisque P. H. MANGEOT était témoin, le 6 septembre 1838 à son mariage avec Jeanne Adéle REITZ (26 ans) repasseuse née à Toul. Marie Jeanne MANGEOT, fille de P. H. MANGEOT est née le 8 avril 1845 à Nancy 9 rue de la Constitution. P.H. MANGEOT participe à la première exposition universelle de Paris en 1855.
Alfred MANGEOT épouse en 1858 Amélie DELARUE (23 ans) née à Vieux Thann en Alsace ; ils ont une fille Jeanne née en 1859 et continuent de vivre avec l'ensemble de la famille Mangeot au 9 rue de la Constitution. En 1859 P. H. MANGEOT laisse son affaire à ces deux fils, Alfred et Edouard MANGEOT qui vont donner à l'entreprise un nouvel élan. Ils utilisent dans l'atelier de la rue de la Constitution une machine à vapeur et de nouveaux outillages qui vont permettre de fabriquer tout ce qui est nécessaire à la confection de leurs pianos : caisse, clavier, mécanique, filage des cordes.....En 1867, ils comptaient 60 ouvriers et produisaient 360 pianos dont une bonne partie était exportée, notamment en Australie où la solidité et la sonorité de leurs instruments étaient très appréciées.

Ils présentent à l'exposition de Londres en 1862 : "un piano à cordes obliques d'une charmante sonorité, lequel était muni d'un système de contre tirage opposant une résistance convenable à la tension des cordes". (Constant PIERRE)
Cette même année Pierre Hyacinthe MANGEOT père décède à Nancy le 14 juin.
La Société devient "MANGEOT Frères ".

Participant à la seconde Exposition Universelle de Paris de 1867, ils sont frappés par la qualité et la sonorité des pianos américains des frères STEINWAY (STEINWEG) présentés dans cette exposition et demandent et obtiennent le titre de concessionnaire pour la France de la fabrication des pianos à queue et droits d'après les modèles américains. Edouard MANGEOT a voulu étudier sur place cette fabrication toute spéciale et il est parti pour New York.

Le piano droit présenté ci dessus est un des premiers échanges entre Steinway et Mangeot. Il correspond au numéro 14561, piano vendu aux frères Mangeot le 8 janvier 1868 qui le confièrent aux frères GUERET à Paris spécialisés dans la fabrication des meubles sculptés. Il est réalisé en érable et citronnier et a été vendu chez Maître Anaf en 2006. En 1868 le 7 février Edouard Joseph Mangeot (32 ans) épouse Léa Marie Jeanne Christine LAPOULLE (21 ans) née à Commercy dans la Meuse. Et l'on retrouve en 1876 toute la famille au grand complet 9 rue de la Constitution à Nancy : Alfred MANGEOT (45 ans), son épouse Christine Delarue (40 ans) et leurs quatre enfants Jeanne (17 ans), Lucien (13 ans), Marthe (11 ans), Marguerite (5 ans) ; Edouard Joseph MANGEOT (41 ans), son épouse Marie Jeanne Lapoulle (30 ans) et leurs quatre enfants Madeleine (7 ans), Pierre (5 ans), Auguste (3 ans), Jérémy (2 ans) ; et Jeanne CAYE (65 ans) la mére et la soeur Marie Jeanne MANGEOT (31 ans) célibataire.

L' année 1878 est pour les Fréres MANGEOT l' année de la consécration. Elle débute par leurs participations à la troisiéme Exposition Universelle de Paris, où Auguste MAJORELLE célébre artiste le l' Ecole de Nancy présenta ce formidable piano.

Le décor de ce piano est réalisé en peinture laquée à la maniére des frères Martin et se compose de motifs mêlant les références chinoises (chiens de Fô des pieds) et japonaises (femmes en kimono). Il est signé au dessus du clavier : " Pianos Franco-Américains/Mangeot Frères et Cie/Décoré/par/Majorelle/Nancy".
Ce piano est visible à Nancy, au Musée de l' Ecole de Nancy.
Mais plus important pour les Frères MANGEOT au cours de cette exposition, c'est la présentation d'un piano à deux claviers renversés qui fut
" LA " curiosité du salon et qui leur permit d'obtenir une médaille d'or. Cet instrument spectaculaire réunit deux pianos à queue superposés de façon à ce que la corde la plus grave du premier se trouve vis à vis de la plus aiguë du second.
Marque du piano de Majorelle

Si voulez voir à quoi ressemble cet instrument cliquer sur ce lien du Musée des instruments de musique de Bruxelles, où vous pouvez voir l'exemplaire (des six fabriqués) qui appartenait à celui qui en devint le champion : le jeune pianiste Jules ZAREBSKI alors professeur à Bruxelles.

http://books.google.fr/books?id=D-Rdx8IWbxUC&pg=PA22&dq=Mangeot+pianos+Bruxelles&lr=&ei=Zr9gS_TINYLmzAS4i_CLCQ&cd=19#v=onepage&q=Mangeot%20pianos%20Bruxelles&f=true

L'idée de cet instrument appartient au pianiste J. WIENAWSKI professeur au Conservatoire royal de Bruxelles. L'année 1878 se termina le 7 décembre en apothéose à Nancy par le mariage de Jeanne Amélie Stéphanie MANGEOT, fille aînée d' Alfred MANGEOT, avec Louis Lucien COMETTANT (25 ans) né à New York en 1853, représentant de la société MANGEOT Fréres fils du célébre homme de lettres Oscar COMETTANT.

Charles GOUNOD est témoin et fait jouer pour la cérémonie à la cathédrale de Nancy son célébre Avé Maria et son beau cantique : "le ciel a visité la terre" qui rencontrent un grand succés.

Il est temps pour la famille Mangeot de rejoindre la capitale. Ils quittent Nancy vers 1880 pour rejoindre Paris et s'installent : 334 rue Saint Honoré. Leur aventure parisienne sera de courte durée avec la mort, tout d'abord d 'Alfred Mangeot (58 ans) le 29 avril 1889 suivi dans les années 1890 d'Edouard Mangeot. La societé Mangeot n'existait plus en 1900.


Bibliographie :
1) Constant Pierre : les facteurs d'instruments de Musique.
2) Le Musée de l'école de Nancy : oeuvres choisies.
3) Oscar Comettant : La Musique, les Musiciens et les instruments de musique chez les différents peuples du monde.